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Bericht vom 31. Januar: Demo in Berlin vor der Botschaft von Mali // Rapport du 31 Janvier: Manif à l’ambassade malienne à Berlin

 

Deutsch

*Un signal fort envers les autorités du Mali contre les expulsions, la signature de laisser-passer et les accords de réadmission*

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Le 31 Janvier 2017, malgré des températures froides, une foule de plus de 100 gens s’est rassemblé devant l’ambassade malienne à Berlin. On y rencontrait des activistes de la diaspora malienne des différents coins de l’Allemagne, mobilisé(e)s à l’initiative du group Djekafo et d’Afrique-Europe Interact. En plus, des activistes de „Voix de Migrants“, de la CISPM, de Lampedusa Hamburg, du réseau anti-raciste de Sachsen-Anhalt, de la Coalition contre les camps Berlin/Brandenburg et des divers éléments anti-racistes, y compris des ressortissant(e)s de divers pays de l’Afrique (Caméroun, Togo, Niger, Tunisie…) étaient là pour montrer leur solidarité avec la cause des malien(ne)s menacé(e)s
d’expulsion. Les causes principales de cette mobilisation: contester la signature des laisser-passer d’expulsion par l’ambassade malienne et la collaboration de l’état malien avec l’agenda des pays européens qui cherchent à renvoyer des réfugié(e)s et migrant(e)s, à imposer des accords de réadmission et à barrer les routes de la migration.

Suivant la demande de la foule de parler avec l’ambassadeur personnellement, Toumani Djimé Diallo, ce-dernier sortait en effet pour s’adresser aux manifestant(e)s et une délégation de 10 personnes entrait
pour discuter avec lui face à face. Les membres de la délégation expilquaient les causes principales de la manif et de leur mécontentement et rappelaient l’ambassadeur de l’histoire de Mahamadou Dramé et Amadou Ba qui étaient expulsés le 6 Janvier 2017 avec un vol mini-charter, ligotés et maltraités par la police allemande.

La réaction de l’ambassadeur:

-Il s’appliquait à souligner qu’il soit généralement engagé à défendre les intérêts des ressortissant(e)s malien(ne)s et qu’il reconnaisse bien les discriminations que les Africain(e)s subissent souvent en Europe.

-Concernant la signature des laisser-passer, il admettait ouvertement que l’ambassade, notemment lui même, signe des laisser-passer pour des expulsions s’il s’agit de demandeurs d’asile rejeté(e)s. Il confirmait aussi sans retenue que c’était lui-même qui avait signé les laisser-passer de Mahamadou Dramé et de Amadou Ba.

-Il insistait que dans les cas où une personne rejetée selon les conditions de la loi allemande, lui, il n’ait aucune choix que de signer des laisser-passer à cause des accords internationnaux que le Mali soit obligé
à respecter.

-Il n’était pas du tout prêt à suivre l’argument que le Mali, en tant que état souverain, et ses ambassades seraient capables de refuser la signature des laisser-passer et il insistait que le problème des expulsion doive se résoudre au niveau de la loi et de la politique d’asile allemande, pas au niveau des ambassades et autorités maliennes. Il accusait même les supporteurs allemand(e)s que eux, selon lui, „enmênent et utilisent les malien(ne)s pour manifester devant leur ambassade au lieu de manifester devant les ministères allemandes responsables“.

-Il affirmait que dans les cas des personnes menacé(e)s d’expulsion, lui même fasse de son mieux pour négocier avec les autorités allemandes pour chercher des solutions à régulariser leur séjour ou pour leur donner du temps pour réussir à se régulariser.

-Il accusait aussi les supporteurs allemand(e)s d’encourager les gens à résister activement contre une expulsion, pendant que, selon lui, la résistence aggrave seulement le risque pour la personne concernée d’être maltraité et de subir des conséquences juridiques.

-Il a proposé d’encourager le soi-disant „retour volontaire“ comme, selon lui, alternative aux expulsions par force. Ca donnerait, selon lui, la chance aux personnes concernées de passer une formation avant de rentrer ou d’avoir un soutien pour se créer une existence économique au Mali. Il affirmait que dans les cas de Mahamadou Dramé et Amadou Ba, il ait aussi réclamé de les laisser bénéficier d’un tel programme d’„aide à rentrer“, mais cet effort était empêché par leur expulsion précipitée.

-Il affirmait que à partir de maintenant, les laisser-passer ne soient plus fournis à part entière par les ambassades, mais que chaque demande de laisser-passer soit envoyé à Bamako, pour être traité par la police malienne, sous la responsabilité du Ministère des Malien(ne)s de l’Extérieur et du Ministère des affaires étrangères.

-Concernant la question d’accord de réadmission, il soulignait que le Mali n’ait pas signé un tel accord avec l’UE et ne va pas le faire en futur. Dans son langage, il y a une claire distinction entre „réadmission“, que le Mali n’aille pas accepter, et „expulsions“, qui soient une procédure inévitible depuis longtemps.

-Selon l’ambassadeur, le scénario futur des expulsions de l’Europe en Afrique est le suivant: L’Union Européenne va faire des accords avec certains états qui recevront des sommes d’argent considérables de la part de l’UE – notemment la Tunisie, la Libye et le Niger – et seront prêt à accepter des expulsé(e)s de n’importe quelle origine Africaine qui sont expulsé(e)s avec un laisser passer européen. Selon lui, pour le futur système des expulsions, ca ne jouera même plus un grand rôle si des états comme le Mali vont coopérer dans les expulsions ou pas – comme il y aura les états qui vont le faire au faveur de l’Union Européenne. L’ambassadeur affirmait aussi que pour les gens expulsé(e)s, ca sera encore mieux d’être
expulsé(e)s au Mali que d’être expulsé(e) en Libye ou au Niger: „Si on vous expulse au Mali, on pourra au moins vous suivre et rassurer que vos droits seront respectés. Si on va vous expulser en Libye, les Libyens s’en fouent
– ils vont vous déposer en désert et vous laisser mourir.“

-A la fin de la rencontre, l’ambassadeur proposait à la délégation des manifestant(e)s de rester en contacte avec lui, pour mieux prendre leurs positions en compte, et d’organiser en futur des réunions régulières entre l’ambassade malienne en Allemagne et les groupes actives de la diaspora malienne.

Qu’est-ce que tout ca veut dire pour la lutte contre la collaboration d’expulsions et contre les accords euro-africains dans le contexte du régime migratoire? Évidemment, la position de l’ambassadeur malien en Allemagne, Toumani Djimé Diallo, qui affirme son soutien pour la cause des réfugié(e)s et migrant(e)s malien(ne)s d’un part, et de l’autre part affirme qu’il ne puisse pas refuser de signer des laisser-passer n’est pas très convaincante. Tous ses propos dans ce contexte montrent qu’il essaie de nier sa propre responsablitié dans le système des expulsions – si lui, il refuserait catégoriquement de signer des laisser-passer, les autoritées allemandes ne seraient pas capables de le forcer à signer. Quand même,
c’était sans doute une initiative importante de la part des activistes malien(ne)s et leurs allié(e)s de rencontrer l’ambassadeur et le confronter face à face avec leurs positions. La manif et la rencontre avec
l’ambassadeur était une contribution à créer un scénario de pression contre les autorités malien(ne)s d’arrêter de collaborer avec les autorités de l’Allemagne ou d’autres états européens qui cherchent à expulser des gens à tout prix. Au Mali, en France, en Allemagne et partout: Il faut continuer à manifester et à faire la pression pour empêcher les expulsions et pour s’opposer contre l’application du processus de La Valette.

En proche futur, il sera aussi un défi majeur de développer des stratégies contre les tentatives de l’UE de faire de plus en plus d’accords d’expulsion avec des pays comme la Libye, le Niger, la Tunisie, l’Égypte,
le Maroc etc. qui vont leur permettre d’expulser encore plus de gens de toute nationalité, même sans dépendre de la coopération de leurs pays d’origine. Les négotiations sur la politique migratoire au niveau de l’UE montrent qu’un tel scénario n’est pas très loin.

Interview avec Mohamed Camara dans “Junge Welt”

+++Deutsch+++

*31. Januar 2017: Eindrucksvolle Demonstration vor der malischen Botschaft in Berlin.*

*Ein starkes Signal an die malischen Behörden gegen die Unterzeichnung von Reisedokumenten für Abschiebungen und Rückübernahmeabkommen.*

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Am 31. Januar 2017 versammelte sich, trotz eisiger Kälte, eine Menschenmenge von über 100 Personen vor der Botschaft der Republik Mali in Berlin. Vor Ort waren Aktivist_innen der malischen Diaspora aus dem gesamten Bundesgebiet, aufgerufen hatten die Gruppe Djekafo und Afrique-Europe Interact. Außerdem waren Aktivist_innen von „Voix de Migrants“ (Stimme der Migrant_innen), der CISPM (Internationale Koalition der Papierlosen und Migrant_innen), von Lampedusa Hamburg, vom
Antira-Netzwerk Sachsen-Anhalt, vom Bündnis gegen Lager Berlin-Brandenburg und anderen antirasistischen Zusammenhängen vor Ort, darunter Menschen aus verschiedenen afrikanischen Ländern (Kamerun, Togo, Niger, Tunesien…), um Solidarität mit den von Abschiebung bedrohten Malier_innen zu zeigen. Zentrale Punkte der Mobilisierung: Protest gegen die Unterzeichnung von
Reisedokumenten für Abschiebungen durch die malische Botschaft und die Kollaboration des malischen Staates mit der politischen Agenda der europäischen Staaten, die bestrebt sind, Geflüchtete und Migrant_innen abzuschieben, Rückübernahmeabkommen durchzusetzen und die Reisewege der
Migration zu versperren.

Die Menge forderte, mit dem Botschafter Toumani Djimé Diallo persönlich zu sprechen. Dieser kam schließlich heraus und sprach zu den Protestierenden, anschließend ging eine Delegation von 10 Personen mit hinein, um mit ihm von Angesicht zu Angesicht zu diskutieren. Die Delegationsmitglieder
brachten die zentralen Beweggründe für ihren Protest und ihre Unzufriedenheit vor und erinnerten den Botschafter an das Schicksal von Mahamadou Dramé und Amadou Ba, die am 6. Januar 2017 mit einem
Mini-Charterflug abgeschoben wurden, gefesselt und von der deutschen Polizei misshandelt.

Der Botschafter äußerte sich daraufhin wie folgt:

-Er war sichtlich bemüht, zu betonen, wie sehr er sich im Allgemeinen für den Schutz der Interessen malischer Bürger_innen stark mache und dass er sich sehr wohl über die Diskriminierung bewusst sei, die viele Afrikaner_innen in Europa erfahren.

-Er gab ganz offen zu, dass die Botschaft, und ganz konkret er selbst, Reisedokumente für Abschiebungen unterzeichnen, wenn es sich um abgelehnte Asylbewerber_innen handle. Er bestätigte auch rückhaltlos, dass er selbst die Abschiebe-Dokumente für Mahamadou Dramé und Amadou Ba unterzeichnet habe.

-Er bestand darauf, dass er, wenn eine Person nach den Vorgaben des deutschen Gesetzes abgelehnt sei, keine andere Wahl hätte, als ein Reisedokument zu unterzeichnen, da er an internationale Abkommen gebunden sei, zu deren Einhaltung Mali verpflichtet sei.

-Er ging überhaupt nicht auf das Argument ein, dass Mali als souveräner Staat und seine Botschaften in der Lage wären, die Unterzeichnung von Reisedokumenten zu verweigern und er bestand darauf, dass sich das Problem mit Abschiebungen auf der Ebene des deutschen Rechts und der deutschen Asylpolitik lösen müsse, nicht auf der Ebene der Botschaften und der Behörden Malis. Er beschuldigte sogar deutsche Unterstützer_innen, sie würden „die Malier_innen hierherbringen und benutzen, um vor ihrer Botschaft zu demonstrieren, anstatt vor den zuständigen deutschen Ministerien.“

-Er behauptete, er würde stets mit den deutschen Behörden verhandeln, um Lösungen für diejenigen Menschen zu finden, die von Abschiebung bedroht sind, damit diese ihren Aufenthalt regularisieren können, oder zumindest Zeit gewinnen, um nach Lösungswegen zu suchen.

-Er beschuldigte auch die deutschen Unterstützer_innen, sie würden die Betroffenen ermutigen, sich aktiv gegen eine Abschiebung zu widersetzen. Widerstand würde jedoch nur das Risiko für die betroffene Person verschlimmern, Gewalt zu erfahren und rechtliche Folgen tragen zu müssen.

-Er schlug vor, abgelehnte Personen zu ermutigen, sich einem Programm zur „freiwilligen Rückkehr“ zu unterziehen; dies wäre eine bessere Alternative zu gewaltsamen Abschiebungen. Die Person hätte dann die Möglichkeit, vor der Rückkehr eine Ausbildung zu machen oder Unterstützung zu bekommen, um
sich in Mali eine wirtschaftliche Existenz aufzubauen. Er behauptete auch, er habe sich bei Mahamadou Dramé und Amadou Ba ebenfalls dafür eingesetzt, sie in ein solches Programm zur „Rückkehrhilfe“ aufzunehmen, diese Bemühung sei jedoch durch deren abrupte vorzeitige Abschiebung zunichte gemacht worden.

-Er behauptete, künftig würden Reisedokumente nicht mehr eigenständig von den Botschaften ausgestellt werden, sondern jede Anfrage um ein Reisedokument würde nach Bamako geschickt und dort unter der Verantwortung des Ministeriums für Auslandsmalier_innen und des Außenministeriums von der malischen Polizei bearbeitet.

-Bezüglich Rückübernahmeabkommen betonte er, Mali habe kein derartiges Abkommen mit der EU unterzeichnet und würde dies auch in Zukunft nicht tun. Wenn es nach ihm geht, müsse man des weiteren klar unterscheiden zwischen „Rückübernahme“, die Mali nicht akzeptieren würde, und Abschiebungen, die seit langem ein unvermeidlicher Vorgang seien.

-Der Botschafter legte auch seine Einschätzung dar, wie ein zukünftiges Abschiebe-Szenario zwischen Europa und Afrika aussehen wird: Die EU schließt mit bestimmten Staaten, die dafür beträchtliche Geldsummen erhalten – dazu gehören v.a. Tunesien, Libyen und Niger – Abkommen ab, in denen diese sich bereit erklären, Abgeschobene egal welcher afrikanischen Herkunft anzunehmen, die mit einem EU-Reisedokument abgeschoben werden. Geht es nach ihm, spielt für das zukünftige Abschiebesystem keine große Rolle mehr, ob Staaten wie Mali bei Abschiebungen kooperieren oder nicht – denn es gäbe ohnehin andere Staaten, die die Erwartungen der EU-Vertreter_innen erfüllen werden. Er behauptete auch, für abgeschobene Personen sei es immer noch besser, wenn sie nach Mali abgeschoben werden
statt nach Libyen oder in den Niger: „Wenn man euch nach Mali abschiebt, kann man zumindest mitverfolgen, wie es euch ergeht, und dafür Sorge tragen, dass eure Rechte respektiert werden. Wenn man euch nach Libyen abschiebt, ist es den Libyern absolut egal, was aus euch wird – sie werden
euch in der Wüste aussetzen und sterben lassen.“

-Am Ende des Treffens bot der Botschafter der Delegation der Protestierenden an, mit ihm im Kontakt zu bleiben, um besser auf ihre Positionen eingehen zu können. Außerdem solle es in Zukunft regelmäßige Treffen zwischen der Botschaft von Mali in Deutschland und den aktiven Gruppen der malischen Diaspora geben.

Was bedeutet das alles nun für den Kampf gegen Abschiebe-Kollaboration und gegen europäisch-afrikanische Abkommen im Rahmen des Migrationsregimes? Ganz offensichtlich ist die Position des malischen Botschafters Toumani Djimé Diallo, der auf der einen Seite seine Unterstützung für die Sache der malischen Geflüchteten und Migrant_innen hervorhebt, der aber auf der anderen Seite behauptet, er könne sich nun mal nicht weigern, Reisedokumente zu unterzeichnen, nicht sehr überzeugend. Alle seine Aussagen in diesem Zusammenhang zeigen, wie er versucht, seine eigene Verantwortung im System der Abschiebungen zu negieren – würde er sich tatsächlich kategorisch weigern, Reisedokumente zu unterzeichnen, könnten ihn die deutschen Behörden auch nicht dazu zwingen.

Dennoch war es zweifellos eine wichtige Initiative seitens der malischen Aktivist_innen und ihrer Verbündeten, den Botschafter zu treffen und direkt von Angesicht zu Angesicht mit ihren Positionen zu konfrontieren. Die Demo und das Zusammentreffen mit dem Botschafter war ein Beitrag dazu, auf
verschiedenen Ebenen Druck auf die malischen Behörden aufzubauen, damit sie ihre Kollaboration mit Deutschland oder anderen europäischen Staaten beenden, die um jeden Preis Menschen abschieben wollen. In Mali, in Frankreich, in Deutschland und überall: Wir müssen weiter auf die Straße gehen und Druck machen, um Abschiebungen zu verhindern und uns der Umsetzung des Valetta-Prozesses entgegenzustellen.

In naher Zukunft wird es auch eine große Herausforderung sein, Strategien zu entwickeln gegen die Bestrebungen der EU, mit immer mehr Staaten, wie Libyen, Niger, Tunesien, Ägypten, Marokko etc. Abkommen abzuschließen, die es ihnen ermöglichen, noch mehr Menschen jeglicher Nationalität abzuschieben, ohne dabei auf die Kooperation von deren Herkunfgtsländern angewiesen zu sein. Die migrationspolitischen Verhandlungen auf EU-Ebene zeigen, dass ein solches Szenario gar nicht weit weg ist.

Interview mit Mohamed Camara in der Tageszeitung “Junge Welt”

 

Roma Days Pressekonferenz

Romano Jekipe Kundgebung

Update: Das Video der Pressekonferenz vom 23. Mai

Kurzfristig Pressekonferenz am Montag, den 23. Mai um 11 Uhr am Denkmal für die im Nationalsozialismus ermordeten Roma und Sinti Europas, Simsonweg.

Die Pressekonferenz findet trotz der nächtlichen Räumung wie angekündigt statt.

Wir kämpfen gegen unsere Abschiebungen und bleiben solange, bis unsere Forderung nach Bleiberecht Gehör gefunden hat.

Kontakt: Niko 015218237167

ROMA DAYS BERLIN


PRESSEMITTEILUNG 

Berlin, 22. 05.2016

Wir sind hier – Berlin  Mahnmal für die ermordeten Sinti und Roma

Einigen von uns droht die Abschiebung. Andere sollten abgeschoben werden. Mit den Gesetzesänderungen der letzten Monate ist die Situation für uns sehr schlecht geworden.

Denjenigen, die in dieser Zeit neu nach Deutschland kommt, um hier Schutz zu suchen gelingt es oft gar nicht mehr, überhaupt hier anzukommen: kaserniert in Sonderlagern für u.a. Balkanflüchtlinge müssen sie eine Bearbeitung der Schutzgesuche abwarten, nahezu hundert Prozent davon Ablehnungen. Eine Bleibeperspektive wird von vornherein ausgeschlossen und gesetzlich verhindert. Ob organisierte Sammelabschiebungen oder die unmissverständlichen Aufforderung zur »freiwilligen Rückkehr« – abgespalten von den Flüchtlingen, deren Fluchtgründe als legitim gelten wird uns eine nur »geringe Bleibeperspektive« zugeordnet, dementsprechend werden uns Wege zu einem gleichberechtigten Leben hier versperrt. Ob wir seit drei Monaten hier leben, seit 2 oder 20 Jahren – wenn wir in die Staaten gehen deren Adler unsere Papiere ziert, dann erwarten uns Verfolgung, Rassismus, Ausschluss – und keine Spende aus Westeuropa kann unsere Probleme dort lösen. Die Lösung unserer Probleme liegt hier.
Wir können nicht mehr in unseren Verstecken bleiben.
Wir können nur unterwegs sein – oder etwas besetzen.

Wir haben uns entschieden uns auf den Weg zu machen. Wir verließen die Kommunen, die unsere Schutzgesuche ablehnen. Wir kommen hierher, nach Berlin, wo die Gesetze beschlossen werden die unsere Leben hier beenden. Nach Berlin, wo zuletzt im April diesen Jahres eine Veranstaltung am Mahnmal für die ermordeten Roma und Sinti Europas stattfand, in der die Mehrheitsgesellschaft sich mit uns solidarisch erklären wollte: der Vizepräsident des Zentralrats der Juden in Deutschland, Mark Dainow. Aktivistinnen, die noch während der Veranstaltung mit ihren Zwischenrufen gegen Abschiebungen protestieren. Die Staatsministerin Aydan Özoğuz, Beauftragte für Migration, Flüchtlinge und Integration vertrat die deutsche Regierung. Zoni Weisz, der aus den Niederlanden stammende Sinto. Uwe Neumärker, Direktor der Stiftung Denkmal für die ermordeten Juden Europas. Bundespräsident Joachim Gauck. Wana Limar, MTV-Moderatorin, und Arne Friedrich, ehemaliger Fußballnationalspieler. Die Bundestagsvizepräsidentinnen Petra Pau und Claudia Roth sowie Christine Lüders, Leiterin der Antidiskriminierungsstelle des Bundes.

Das war vor etwas über einem Monat! Die Erinnerungen an die Absperrungen für die Prominenten sind noch frisch. Und auch an manche schönen Sätze, die dort gesagt wurden.

Unsere Probleme lassen sich nicht an einem Feiertag lösen, vollkommen egal, wie lange dieser vorbereitet wurde. Jetzt sind wir wieder in der Nähe, in der gleichen Stadt.

Viele der aktuell von Abschiebung bedrohten Roma haben in ihren Familien Verfolgungsgeschichten. Viele sind Nachkommen von Opfern oder Überlebenden der Vernichtung. Dieser Tatsache muss endlich entsprochen werden

Uns bleibt nichts, als hier für unsere Rechte zu kämpfen.

16:30:uhr Denkmal für die im Nationalsozialismus ermordeten Sinti und Roma Europas
Simsonweg - 10557 Berlin

Mit folgenden Forderungen:

Wir brauchen eure Solidarität.

Wir fordern bedingungsloses Bleiberecht in Deutschland. Für uns alle. Zehn Jahre Aufenthalt und Chancen auf Schulbildung, Ausbildungsplätze, Arbeitsmarktintegration – auch wenn das irritierend normal klingt: das wäre mal ein Anfang.

Wir haben kein Dach überm Kopf. Wir wissen nicht, wohin. Wir bitten Städte wie AktivistInnen: um Asyl. Für die nächsten Wochen oder für immer. Wir würden uns gerne willkommen fühlen.

WIr fordern die Anerkennung unserer Fluchtgründe nach der Genfer Konvention. Wir fordern europäisches Recht weil unsere Verfolgung in ihrer Tradition ein europäisches Problem ist. Diesen Fakt abzuschieben ist nicht möglich.

Die historische Verantwortung in Deutschland umzusetzen hieße, Angehörigen der Minderheit der Roma, die hier wie dort über Generationen verfolgt werden eine Anerkennung zukommen zu lassen und wenigstens Schutz vor erneuterten Verfolgungen zu gewähren.

Die Entscheidung zur Sicherheit in Serbien, Mazedonien, Bosnien Herzegowina, Kosovo, Albanien und Montenegro ist eine Farce. Sie sollte ein Werkzeug sein um Menschen die Wege zum Aufbau von Perspektiven in Deutschland zu versperren. Das hat nichts mit der Lage in den Ländern zu tun, speziell der der Roma. Die Entscheidungen müssen zurückgenommen werden. (Wer A sagt muss nicht Z sagen. Er kann auch erkennen, das A falsch war.)

Alle bleiben!

Kontakt:Niko 015218237167

 

Anti Frontex Days 21-23 May 2016

This year more than ever, we need your support to say NO to the European Union’s migration policies and criminal activities of its border control agency, Frontex.

img_4816Closing borders and cutting the wealthy Europe off from the countries of South and East – plundered and kept in poverty – aims at preserving inequalities on both sides. Borders do not only work outwards. Their tightening causes increasing limitation of people’s rights and freedom also here, in Europe. Shifting the “problem” of migration onto countries such as Turkey, ignoring the death of thousands in the Mediterranean, imprisonment of those seeking help and better life in Europe, are directly linked to preserving capitalism as a system, in its most bloodthirsty variant.

Work conditions for those who are illegally employed in Europe on a mass scale are often not unlike slavery. Only a tiny percent of those appealing for asylum get the papers which enable them to escape the lot of illegal worker. Keeping migrants in a precarious position serves only economic exploitation, and makes it possible to quickly get rid of them whenever they claim any of their rights. It simultaneously allows for keeping wages low for local workers who can always be replaced by illegal underpaid workforce. The anti-migrant hysteria throughout Europe accounts for a cynical political game whose aim is to keep the power and privilege for a handful of the most well-off.

For a few years now in Warsaw, on the anniversary of the agency’s emergence which coincides with that of the racist murder on Max Itoya, AntiFrontex Days are organized by an alliance of groups and activists in solidarity with migrants. This year, we are not limiting
actions to Poland’s capital where the Frontex headquarters are located. We want to invite various groups and people in different locations to express their solidarity with migrants and workers. Let us say this together: we do not consent to policies of exploi tation and exclusion which those in power try to force upon us.

May 21th to 23th are to be days of objection towards Frontex and EU’s policies towards refugees. We encourage you to initiate actions of solidarity in your locations, so that we’re all able to broadcast our lack of consent to the power discourse that dominates. Let art
activism, happenings, meetings, demonstrations and direct actions: all activities which you see as relevant in your local context, be a firm and bold outcry against EU’s policies. Choose for yourselves the form of action you find most suitable.

Please send us info documenting the events, your appeals, articles or other elements of what you do, so that we can all share them via our sister site and inspire one another to take action.

NO to Border Regime and Policies of Exploitation!

Migracja.noblogs.org. Write to us: antyfrontex@riseup.net

Download the call here.

 

Demo 15.04. // Stop deportations – There is enough space for everyone! // Alexanderplatz

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*Arabic ** English below *** Francais en bas

Stop deportations – There is enough space for everyone!

Aufruf zur Demo am Freitag den 15.04.2016 um 16Uhr am Alexanderplatz gegen die Abschiebungen in die Türkei und für die Aufnahme von Geflüchteten.

Seit Montag werden Flüchtende von Griechenland in die Türkei abgeschoben. In die Türkei, in der gerade munter jegliche Freiheitsrechte eingeschränkt werden und ein Krieg gegen die Kurd*innen läuft. In die Türkei, zu der Amensty International berrichtet, das von dort Menschen zurück nach Syrien geschoben werden. Mitten ins Kriegsgebiet.

Zeitgleich sitzen Zehntausende Flüchtende an der griechisch-mazedonischen Grenze in Idomeni und in den Inhaftierungslagern auf den griechischen Inseln fest. Knapp die Hälfte der Menschen dort sind Kinder, bei denen diese Lebensumstände lebenslange gesundheitliche und psychische Folgen haben können. Viele der Menschen habe enge Familie in anderen europäischen Ländern. Familienzusammenführung funktioniert jedoch nicht. In der Türkei beträgt die durchschnittliche Wartezeit für einen Termin zur Vorsprache für Familienzusammenführung 14 Monate. In Idomeni können Termine nur über Skype gemacht werden. Die Nummer ist ständig blockiert.

Wir fragen uns wo bei diesen Deals und Gesetzgebungen die so viel beschworenen Menschenrechte bleiben. Es scheint das Bewusstsein zu fehlen, dass es Menschen sind wie wir, die dort an den Grenzen misshandelt werden. Wir möchten uns solidarisch zeigen mit den Forderungen der Menschen an den europäischen Außengrenzen: Öffnet die Grenzen! Stoppt die Abschiebungen in die Türkei und in andere Länder!

Kommt zu unserer Demo am Freitag den 15.4. ! Zeigt eure Ablehnung gegen den Deal mit der Türkei ! Macht deutlich, dass hier noch Platz ist für Geflüchtete ! Zeigt euch solidarisch mit den Menschen an den europäischen Außengrenzen !

The sealing off of the ‘Balkan borders’

Balkan borders

Photo: Gavgelija, Robert Atanasovski, AFP

The EU has finally struck a deal with the Turkish government at 29.10.2015 in which 3 bilion Euros per yer, visa liberalizations and unfrozen EU membership negotiations, negotiations that the EU froze with Turkey in 2005 under pretense of  R. Erdoğans government style as authoritative, will be exchanged for the Turkish role as an external Schengen border ‘guardian’. With this EU again proved that its interests have to be protected at all costs, quickly ignoring previous comments regarding the current Turkish president R. Erdoğan, as well as his increased surpression of Kurdish people, media critics and activists in the recent years. Political Machiavellism labels and continue to label Western politics throughout the history and it doesn’t leave out other political actors around the globe.

»ʻRefugees Welcomeʼ – und dann?« Videoreportage von “leftvision clips”

 

Statement von leftvision clips zur Video-Reportage

…Innenansichten und kritische Perspektiven einer sich neu entdeckten “Willkommenskultur”.

Auf unserer Reise über den Balkan und Österreich nach Deutschland konnten wir uns ein eigenes Bild über die Situation an Bahnhöfen und Grenzstationen machen und sind mit Aktivist*innen in Kontakt gekommen, die eine kritische Perspektive auf die neuen Hilfsstrukturen eröffnen.

Dass Hilfeleistung wichtig ist, wird hier nicht in Frage gestellt. Doch erlauben wir uns in dieser kurzen Reportage einen kritischen Blick auf Handelnde und Initiativen zu werfen, die zwar helfen, das europäische Grenzregime aber kaum hinterfragen. Die Frage bleibt: Was müssen linke, antirassistische Aktivist*innen tun, nachdem wir Essen ausgegeben und Kleidung verteilt haben? Denn eines ist sicher: Europa wird keine „Refugee-Welcome“-Initiative.

The construction of the European Union’s immigration system

Unser Europa hat keine Grenzen

Unser Europa hat keine Grenzen

These days it is getting obvious that the European Union, a supranational entity supposedly built on the values of freedom and peace, is putting a stamp on it’s mostly non-existant immigration and asylum system. That the European leaders selectively apply such values only for the economic and political elites is nothing new. New and surprising aren’t even the new changes for the immigration and asylum laws that are being developed under the privileged position by the technocratic elites in Berlin and Brussels. We must never forget how many people continue to die while trying to cross Mediterranean every year, because of the already existing legal framework.

Demo on June 16th: EU stop killing refugees! -Norway, stop the collaboration with the Sudanese Dictatorship!

Call for Action at the Norwegian embassy in Berlin on June 16th, 1pm

Norway collaborates with the Sudanese Dictator Omar Al Bashir to enable him to kill and torture members of the oppositional groups:
About one month ago Oslo hosted delegates and members of Omar Al Bashir Militia and National Intelligence Security Services (NISS) – they covered them under the title authorities for Sudanese Interiors Affairs). Their mission was to facilitate the deportation process of political activists and victims of the war in Darfur. Norway imprisoned about 20 of those refugees from Sudan in Oslo, and they already deported six of them back to Sudan. Insiders confirmed that two of them were arrested immediately after their arrival in Sudan and that they are kept in NISS’ jails until now. Noone knows about their situation in prison. The other two had been arrested and tortured for 8 hours before they were released. The last two disappeared.

Greetings from Anti Frontex Days Warsaw

Greetings from the Anti Frontex Days in Warsaw/Poland ! Today’s demonstration is organised by different international groups and activists. If you want to see in live pictures and demo of our protest actions here In Poland, see all here, start from 5 pm.

Please check following pages for further information and the live stream:

migracja.noblogs.org

https://cispmberlin.wordpress.com/
Facebook: https://www.facebook.com/pages/Droits-de-Migrants/782327021778814
Facebook : https://www.facebook.com/cispmberlin

In solidarity with all protest demos against frontex in Brussels, Paris, Rome, and also in Morroco…

“Stop War on Migrants”
DMC
CISPM/Berlin

Semaine d’action contre les politiques migratoires européennes //// Week of action against european migratory policies- Press release

english below….

…………………………….

Communiqué de presse – 19 mai 2015

Semaine d’action contre les politiques migratoires européennes
Week of action against european migratory policies

« Pour la justice sociale et la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous »
 « For Social justice and freedom of circulation and settlement for all »

 La Coalition Internationale des sans-papiers, demandeurs d’asile, réfugiés et migrants (CISPM) – regroupant divers collectifs à travers l’Europe et l’Afrique – lance un appel à manifester le 22 mai 2015. Partout en Europe et en Afrique, durant la semaine du 19 au 22 mai, se dérouleront des actions et des manifestations contre la politique européenne en matière d’immigration, contre Frontex, mais également contre l’exploitation, pour un partage équitable des richesses et la liberté de circulation et d’installation de tous.

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